La nouvelle fait l’effet d’une bombe dans l’univers rap français. Hier, le tribunal de Tanger a condamné le rappeur Maes, de son vrai nom Walid Georgey, à sept ans de prison ferme. Une sentence lourde, sèche à l’image de la justice marocaine où aucun aménagement de peine n’est a prévoir.
A lire : Maes interpellé au Maroc : quand Booba en rajoute une couche !
Au cœur de l’affaire : un projet d’enlèvement, de séquestration et de torture visant une connaissance avec qui le rappeur entretenait un conflit financier. Un fond de rivalités mêlées à un mode de vie où la réussite se confond parfois avec la défiance permanente.
Selon les éléments probants de l’enquête, Maes aurait sollicité le chef d’une bande à Fès pour monter l’opération. Un scénario glaçant interrompu in extremis par la police à Marrakech, avant que le pire n’advienne.
Pour un artiste qui, à 29 ans, multipliait encore récemment les promesses de come-back, l’affaire sonne comme un point de non-retour. Le Maroc, refuge assumé depuis plusieurs années, se transforme en piège judiciaire. Le rappeur qui aimait raconter la rue se retrouve désormais enfermé dans l’un de ses recoins les plus sombres.
L’artiste, lui, s’enfonce dans un silence obligé, tandis que les fans oscillent entre sidération et lassitude devant cette énième affaire où la musique s’efface derrière la chronique judiciaire. Le chapitre qui s’ouvre pour Maes ne ressemble pas à un nouvel album. C’est une descente brutale, sans autotune, sans refrain possible.

