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Les ayants droits de Prince, Guns N’ Roses et Grace Jones refusent d’autoriser leur musique dans le documentaire sur Melania Trump

Femme en rouge saluant la foule.

Serait ce un flop pour le documentaire sur Melania Trump ? La succession de Prince a bloqué l’utilisation d’une chanson du défunt artiste dans le documentaire consacré à Melania Trump. Dans la foulée, Guns N’ Roses et Grace Jones auraient également refusé. Le producteur du documentaire Marc Beckman dénonce une décision « ridicule », mais ne peut rien car les artistes gardent le contrôle sur l’usage de leur musique.

Marc Beckman, producteur et ancien conseiller principal de la Première Dame, raconte à Variety comment les droits sur une chanson de Prince lui ont été refusés au dernier moment pour le documentaire qu’il prépare sur Melania Trump.

« Nous étions littéralement prêts à nous lancer, et cet avocat qui gère la succession nous a dit ‘Prince ne voudrait jamais que sa chanson soit associée à Donald Trump' », explique Beckman. Le producteur a tenté de faire valoir que le film ne portait pas sur l’ancien président : « Ce n’est pas un film sur Donald Trump ! Il apparaît de temps en temps dans le film, mais celui-ci est entièrement consacré à Melania. Il n’est pas politique. »

Melania Trump posant devant l'objectif

Rien n’y a fait. L’avocat de la succession a maintenu son refus. Beckman qualifie la décision de « ridicule », mais elle illustre le pouvoir dont disposent les ayants droit sur l’usage posthume d’une œuvre. Prince, de son vivant, était extrêmement vigilant sur le contrôle de sa musique. Sa succession semble appliquer la même ligne.

Guns N’ Roses et Grace Jones auraient également refusé que leur musique figure dans le documentaire. Trois artistes, trois refus. Le message est clair, l’association avec la famille Trump, même indirectement via Melania, pose problème.

Marc Beckman insiste sur le fait que le documentaire se concentre sur Melania Trump, pas sur son mari. Mais l’argument ne tient qu’à moitié. Melania Trump reste indissociable de Donald Trump dans l’imaginaire collectif. Difficile de raconter son histoire sans que l’ombre du mari ne plane sur l’ensemble. Les artistes ou leurs ayants droit l’ont visiblement compris ainsi.

Ce n’est pas la première fois que des musiciens refusent l’usage de leurs morceaux dans un contexte lié à Trump. En 2020, plusieurs artistes avaient demandé à ce que leur musique ne soit plus diffusée lors des meetings de campagne. Les Rolling Stones, Neil Young, Tom Petty (via sa succession) avaient tous menacé de poursuites.

La différence ici, c’est qu’il ne s’agit pas d’un meeting politique mais d’un documentaire sur Melania Trump. Le producteur tente de dépolitiser le projet, de le présenter comme un portrait individuel. Mais cette distinction ne convainc manifestement pas.

Prince était connu pour son indépendance farouche, son refus de se laisser instrumentaliser. Sa succession applique cette même intransigeance. Peu importe que le documentaire se veuille apolitique : l’association avec les Trump suffit à justifier le refus.

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Guns N’ Roses et Grace Jones suivent la même logique. Chacun garde le contrôle sur l’usage de sa musique, décide où elle peut ou ne peut pas figurer. C’est un droit fondamental pour les artistes, même si cela frustre les producteurs qui voudraient utiliser ces morceaux.

Le documentaire sur Melania Trump devra donc se passer de Prince, de Guns N’ Roses et de Grace Jones. D’autres artistes accepteront peut-être. Ou alors le film utilisera de la musique libre de droits, moins identifiable, moins chargée symboliquement.

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