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Qui était Sophie Kinsella ? la prodige derrière la saga « Confessions d’une accro au shopping » est morte à 55 ans

L’univers du livre a perdu une voix qui comptait vraiment. Sophie Kinsella ou plutôt Madeleine Sophie Wickham de son vrai nom s’est éteinte ce mercredi matin à l’âge de 55 ans. Difficulté à y croire… tant ses romans ont accompagné des millions de lectrices et lecteurs à travers le monde. Sa famille a annoncé la nouvelle dans un message bouleversant, expliquant qu’elle est partie « paisiblement », entourée de tout ce qu’elle aimait : sa famille, la musique, la chaleur, Noël… et cette joie qu’elle injectait partout.

En effet, la célèbre écrivane se battait depuis 2022 contre un glioblastome, un cancer du cerveau particulièrement violent. Elle s’était résolu à révéler son diagnostic en 2024, presque à contrecœur, comme si elle voulait protéger le monde extérieur de cette douleur.

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On peut dire sans trembler que sa carrière a pris une ampleur folle. Plus de 50 millions de livres vendus, des traductions dans une quarantaine de langues, un public fidèle sur plusieurs générations. Née en 1969 à Londres, elle avait d’abord étudié la musique, puis basculé vers la philosophie, la politique, l’économie… un parcours un peu étonnant, presque sinueux mais qui semble pourtant lui ressembler. Avant d’être romancière, elle travaillait comme journaliste financière. Elle publie son premier roman à 24 ans intitulé The Tennis Party et sous le nom de Madeleine Wickham. Elle refusait absolument d’écrire quelque chose d’autobiographique, disait-elle. Elle voulait s’échapper d’elle-même.

Puis, quelques années plus tard, arrive Becky Bloomwood. Confessions d’une accro du shopping. Un personnage qui, comme souvent chez Kinsella, mélange le chaos, la tendresse, et ce petit grain de folie qu’on reconnaît tout de suite. Becky, journaliste financière incapable de gérer son propre argent, a fait rire (et se reconnaître) un peu tout le monde. La saga compte aujourd’hui neuf romans, une nouvelle, et même une adaptation au cinéma en 2009.

Kinsella a écrit bien plus que ça : des romans pour adultes, des histoires pour ados, des livres pour enfants… Elle avait un don pour les héroïnes attachantes, gaffeuses, lumineuses. The Undomestic Goddess, Can You Keep A Secret?… des titres devenus des classiques modernes de la comédie romantique.

On l’a souvent rangée dans la catégorie « chick lit », une étiquette qu’elle prenait avec un petit sourire, parfois un soupir. Elle aimait l’idée d’écrire des livres qui se lisent facilement, qui réconfortent, mais elle savait qu’ils avaient plus de profondeur qu’on ne le dit souvent.

Ses éditeurs et agents lui rendent aujourd’hui des hommages magnifiques. Ils parlent d’elle comme d’une femme brillante, drôle, généreuse, avec une imagination inépuisable et une manière bien à elle de saisir ce qui relie vraiment les gens. Quelques semaines avant sa mort, elle a publié What Does It Feel Like?, un texte court, presque intime, écrit après son opération. Elle y parle de l’écriture comme d’une forme de thérapie et un moyen de se cacher, peut-être, mais aussi de se raconter autrement.

Sa famille la résume avec des mots simples : elle ne prenait rien pour acquis. Elle se sentait chanceuse, malgré la maladie. Chanceuse d’aimer et d’être aimée.

Quant au glioblastome qui l’a emportée… c’est un cancer d’une brutalité extrême, le plus agressif des cancers du cerveau. Il évolue vite, revient souvent, même après chirurgie, et les traitements (chimio, radiothérapie…) n’offrent malheureusement que peu d’espoir. Les symptômes varient : maux de tête, troubles de la personnalité, pertes de mémoire, fatigue écrasante… C’est une maladie qui bouleverse tout.

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