L’univers du jeune rappeur Toulousain se construit brique par brique !
Portée ces dernières années par l’exposition nationale de Laylow, la scène rap toulousaine a vu émerger plusieurs profils capables de dépasser le simple effet local. Des collectifs et artistes comme Tlz Clan ou Fxll ont progressivement élargi leur audience, affirmant l’existence d’un véritable écosystème créatif dans la Ville rose. Plus discret, Yung Freez s’inscrit pourtant pleinement dans cette dynamique.

Avec Mood 2, sorti le 19 novembre sous le label indépendant CCC Records, fondé par le producteur angevin Dipsy Munz, le jeune rappeur poursuit la construction patiente de son univers. Après un premier volet remarqué, notamment grâce au single Feu Vert, ce nouveau projet confirme une identité encore en mouvement, mais déjà cohérente.
Composé de trois titres inédits, Mood 2 propose un équilibre assumé entre morceaux chantés et phases de kickage plus brutes. Le titre Pactole, teasé dès la fin de l’été sur Instagram, s’inscrit dans cette logique d’alternance, tout comme Big Coro ou Middle.
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La musique de Yung Freez navigue entre plusieurs humeurs : drill tendue, sonorités plus lumineuses, bangers aux accents estivaux. Cette diversité pourrait suggérer un artiste dispersé, mais elle traduit surtout une réalité contrastée, racontée avec une forme de sincérité désarmante. Il décrit une vie faite de contradictions, parfois triviale, parfois violente, souvent introspective.
Si les influences sont multiples, l’écriture, elle, reste centrée. Les textes oscillent entre introspection et égotrip mesuré, sans surcharge inutile. Rose en est l’exemple le plus abouti, révélant un rappeur capable de ralentir le tempo pour affiner son propos.
Avec Mood 2, Yung Freez confirme qu’il avance sans précipitation, mais avec une direction claire. Un nom à suivre de près dans le rap toulousain contemporain.




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