« Termine tes études et fais ce que tu veux », Arthur Mess a pris sa mère au mot. Ingénieur de formation, auteur-compositeur dans l’ombre depuis ses quinze ans, il s’apprête à sortir son premier EP le 10 avril prochain. J’ai rêvé d’être artiste condense dix ans de construction silencieuse en six titres de pop francophone organique. Une de nos belle découverte de la semaine sur Hits Actus !
De l’ingénierie à la chanson, une double vie assumée
L’injonction maternelle a structuré toute la trajectoire d’Arthur Mess. Ingénieur de formation, il a longtemps gardé ses chansons pour lui, écrivant, composant et enregistrant en solitaire depuis l’adolescence. Une double identité qu’il a portée pendant des années, coincé entre réalité professionnelle et nécessité intérieure.
Puis une question a tout fait basculer : « Quand tu seras plus vieux, qu’aurais-tu voulu avoir osé ? » La réponse est venue d’un coup. Arthur Mess a décidé d’assumer cette partie de lui qu’il cachait depuis quinze ans. De passer de l’ombre à la lumière, de l’enregistrement solitaire à la scène.
Ailleurs, Les Avenues, Hanté : Arthur Mess a déjà posé les jalons
Avant l’EP, Arthur Mess a semé des indices. Ailleurs, Les Avenues, Hanté sont trois titres qui ont jalonné son parcours, dessiné progressivement son univers. Une pop francophone organique, un phrasé qui lui appartient, une méthode rigoureuse héritée peut-être de sa formation d’ingénieur.
Ces morceaux ont permis à Arthur Mess de tester le terrain, de voir si ce qu’il créait en solitaire pouvait résonner au-delà de sa chambre. La réponse a été suffisamment positive pour qu’il ose franchir le cap avec un EP complet, six titres, un vrai projet assumé.
« J’ai rêvé d’être artiste », dix ans en six chapitres
J’ai rêvé d’être artiste décline en six chapitres une décennie de construction silencieuse. Arthur Mess y a tout fait en autonomie à savoir la composition, guitares, arrangements. Seul le mixage a été confié à Omar Samadi, qui a su donner la cohérence finale au projet sans en dénaturer l’ADN.
Le titre de l’EP dit tout. Pas « je suis artiste », pas « je deviens artiste ». « J’ai rêvé d’être artiste. » Le passé composé souligne le chemin parcouru, tout ce temps où le rêve est resté à l’état de rêve avant de se concrétiser. Il y a dans cette formulation une forme de pudeur, de distance qui caractérise habilement l’ensemble du projet.
Une pop francophone organique et méthodique
Arthur Mess définit sa musique comme une pop francophone organique et méthodique. Organique parce qu’elle respire, qu’elle privilégie les vraies guitares, les arrangements qui ne cherchent pas l’effet facile. Méthodique parce qu’il y a derrière une rigueur, une construction pensée, cette approche d’ingénieur qui structure sans étouffer.
L’artiste franco-suisse s’apprête désormais à défendre ce projet sur scène. Un nouveau défi pour celui qui a longtemps composé dans l’intimité. Passer de l’enregistrement solitaire au live, du contrôle total à la confrontation avec le public, c’est encore une bascule à opérer.

Quand l’injonction maternelle devient permission
« Termine tes études et fais ce que tu veux. » La phrase de la mère d’Arthur Mess contenait une promesse. Il a fini ses études, obtenu son diplôme d’ingénieur, prouvé qu’il pouvait réussir dans une voie « sérieuse ». Maintenant, il peut faire ce qu’il veut. Et ce qu’il veut, c’est la musique.
Cette trajectoire n’est pas si rare. Beaucoup d’artistes ont d’abord sécurisé un parcours classique avant d’oser la création. Mais peu l’assument aussi frontalement qu’Arthur Mess. J’ai rêvé d’être artiste porte cette tension dans son titre même en évoquant le rêve, la réalité, la bascule de l’un vers l’autre.
Six titres, dix ans de travail en silence, une question qui a tout déclenché. L’EP sort le 10 avril et nous l’attendons aussi ardemment que le retour des beaux jours !
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