Sur son compte, FREDRYD se définit lui-même comme DJ, producteur, musicien et danseur, une accumulation de casquettes qui en dit long sur sa manière de travailler, tout faire soi-même, sans filtre entre l’intention et le résultat. Avec The Way To The Good Life, son second album, il a passé plus d’un an à assembler seize morceaux qu’il présente plutot comme une mixtape et non pas comme un album classique construit autour d’un single porteur. La nuance compte car ça se sent dans la manière dont les thèmes se répondent d’un titre à l’autre plutôt que de tourner autour d’un seul tube.
Reconnexion et acceptation, comme éléments moteurs du projet
La précision du vocabulaire qu’il emploie pour décrire son propre projet tourne autour de reconnexion, acceptation sociale, reconsidération du regard qu’on porte sur les autres. Ce ne sont pas des éléments de langage plaqués après coup, ils irriguent directement les titres des morceaux. Against All Odds (We Can Make It Together) et Don’t Want To Be Alone No More ne laissent aucun doute sur l’intention de parler de lien social à une époque où l’isolement est devenu un sujet à part entière dans la musique pop et électro. Social Acceptance prolonge cette idée frontalement, quand le morceau-titre, lui, bascule vers quelque chose de plus solaire, l’envie de profiter de l’été et de la vie tout simplement.
Kygo, Guetta, Avicii : une filiation assumée sans complexe
Fred ne fait pas mystère de ses influences et il les cite sans détour. De Kygo, David Guetta, Swedish House Mafia, Calvin Harris, et en tête de liste, Avicii, qu’il désigne comme son idole, c’est une manière de se rattacher à une génération de production mélodique et émotionnelle, celle qui a fait le pont entre la house de festival et une écriture pop accessible. On sent cette tension dans l’album, entre des productions calibrées pour de grandes salles et une volonté de garder un fond mélodique qui reste en tête.
Un projet qui assume son ambition, sans filet
Ce qui ressort surtout du communiqué de Fred, c’est une forme d’honnêteté rare venant d’un artiste indépendant car il dit lui-même que ce projet lui a demandé un travail de production particulièrement exigeant, et qu’il considère The Way To The Good Life comme l’un de ses projets les plus créatifs à ce jour.
Seize titres, un an de travail, et une conviction simple à savoir que la musique électronique peut porter un message sans perdre en efficacité sur le dancefloor. À voir si The Way To The Good Life tient cette promesse sur la durée d’une écoute complète, mais l’intention, elle, ne fait aucun doute.
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